Fiche technique
| Taille | 40 x 140cm |
| Coloris | Original |
| Composition | 100% Soie |
| Tissage | Crêpe de Chine (épais, fluide, un peu satiné) |
| Fabriqué | à Lyon, France |
| Genre | Femme |
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Un an avant que Picasso ne peigne la monumentale nature morte "Mandoline et Guitare", la fin du cubisme fut proclamée lors d’une soirée Dada à Paris par un spectateur s’écriant que « Picasso [était] mort sur le champ de bataille » ; la soirée s’acheva dans une émeute qui ne put être maîtrisée que par l’intervention de la police. La série de neuf natures mortes aux couleurs éclatantes que Picasso (1881-1973) réalisa par la suite entre 1924 et 1925 — dans un style cubiste synthétique audacieux fait de formes superposées et contiguës — démentit ce jugement et affirma la valeur durable de cette technique.
Toutefois, en créant cette nouvelle œuvre, l’artiste ne se contentait pas de ressusciter ses découvertes antérieures : les formes arrondies et organiques ainsi que les teintes saturées témoignent de son intérêt pour les évolutions contemporaines de la peinture surréaliste, telles qu’elles s’exprimaient notamment dans les œuvres d’André Masson et de Joan Miró. Les lignes onduleuses, les motifs ornementaux et les larges éléments chromatiques de "Mandoline et Guitare" annoncent l’émergence, dans l’art de Picasso, d’un style sensuel et biomorphe pleinement abouti, qui allait bientôt célébrer la présence de sa nouvelle maîtresse, Marie-Thérèse Walter. L'oeuvre est conservée par le Musée Guggenheim, New York.

Mandoline et guitare, 1924
© Picasso Administration

